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Les déclarations d’événements

Un opérateur effectue des contrôles avec un analyseur portable gamma

Les événements nucléaires qui surviennent dans les installations du groupe AREVA sont évalués selon l’échelle INES, et sont rendus publics en France dès lors que leur niveau sur cette échelle est supérieur ou égal à 1.

INES, une échelle qui vit pour faciliter la communication

Représentation graphique de l'echelle INES

L’échelle INES a été conçue par l’AIEA, Agence Internationale pour l’énergie atomique, pour faciliter la communication sur les événements nucléaires avec les médias et le public, en leur permettant de disposer d’éléments de comparaison, et d’ainsi mieux juger de leur gravité. Elle est appliquée à l’échelle internationale depuis 1991.

Elle a été étendue aux événements radiologiques concernant les sources et à ceux relatifs aux transports de matières radioactives en 2004. Si, la méthode paraît simple, l’exploitant peut cependant rencontrer quelques difficultés pour proposer le classement d’un événement, et ceci d’autant plus que l’on se situe dans les tous premiers niveaux de l’échelle (ce qui est le cas le plus fréquent).

Un guide de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vise à lui faciliter la tâche, et tout classement nécessite un questionnement détaillé sur les causes et les conséquences de l’événement.

Trois types de critères sont pris en compte :

  • ceux liés aux conséquences hors du site, telles les doses absorbées par les personnes (travailleurs ou public) ainsi que les rejets radioactifs dans l’environnement ;
  • ceux liés aux conséquences sur le site, telles les contaminations et les débits de doses anormaux ;
  • ceux liés à la défense en profondeur ; il s’agit de prendre en compte les différentes barrières de protection destinées à prévenir et limiter les conséquences de l’événement.

Il faut souligner que le maintien de plusieurs niveaux de défense en profondeur (barrières physiques, culture de sûreté, compétence des intervenants, procédures et modes opératoires appropriés…) joue un rôle déterminant.

L’analyse de l’événement faite, l’exploitant doit formaliser les éléments qui sous-tendent sa proposition et les transmettre à l’ASN. Au final, celle-ci peut requalifier le niveau de l’événement. Le classement selon l’échelle INES ne porte pas que sur la gravité potentielle d’un événement ; il prend aussi en compte l’analyse de ses causes profondes et le nombre de barrières de défense en profondeur qui subsistent.

Graphique du nombre d'événements déclarés

Tous les évènements survenus au sein d’AREVA font l’objet d’analyse des causes et de partage du retour d’expérience, de façon à toujours privilégier la prévention. Dans ce même esprit, la remontée des signaux faibles reste une préoccupation forte de chaque établissement.

Remontée et traitement des signaux faibles

Élément essentiel pour garantir une exploitation sûre des activités nucléaires, le retour d’expérience consiste à analyser l’ensemble des événements survenant sur les installations afin d’en tirer tous les enseignements et prendre les mesures appropriées pour qu’ils ne puissent pas se reproduire.

Le partage de ce retour d’expérience entre les différentes entités du groupe est fondamental en sûreté, spécialement dans les domaines comme la maîtrise de la criticité ou la prévention du risque incendie. Il importe de rechercher à toujours en améliorer l’efficacité du management de la sûreté.

Prendre en compte les signaux faibles dans les analyses de risques permet de définir des actions préventives plus performantes, et de garantir le meilleur niveau de sûreté. Cela passe par une sensibilisation forte de chacun des acteurs, afin que le moindre écart puisse être détecté, identifié, analysé et traité. 

Déclarations d'évènements AREVA

Tous les évènements survenus au sein d’AREVA font l’objet d’analyse des causes et de partage du retour d’expérience, de façon à toujours privilégier la prévention.